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Santé humaine, animale et environnementale : comment agir ensemble ?

Plénière proposée avec une traduction simultanée français/anglais
Simultaneous translation provided
Plénière coordonnée par :
Sébastien Denys, Jean Gaudart et Benoît Van Gastel, Direction Santé Environnement Travail, Santé publique France
Yann Le Strat, Directeur Scientifique, Santé publique France
« Une Seule Santé » (One Health) dépasse le stade du concept. Comment déployer concrètement cette approche multisectorielle en santé publique ? Comment la mettre en œuvre à l’échelle territoriale pour protéger les populations en prenant en compte la santé humaine et animale, la biodiversité et l’environnement ? Cela exige des collaborations nouvelles entre agences nationales et acteurs locaux, au-delà du cloisonnement habituel.
Dans le cadre de la Quadripartite (FAO, OMS, OMSA, PNUE) et dans la suite du One Health Summit d’avril 2026, cette table ronde discute l’intégration de l’approche « Une Seule Santé » (One Health) dans les cadres de gouvernance existants, du national au territorial. Au niveau national, les trois agences (Santé publique France, Anses, Office français de la biodiversité) partagent des expertises complémentaires : approches multi déterminants, solutions fondées sur la nature, surveillance épidémiologiques et écosystémique, interfaces santé-environnement. Si des liens existent déjà, comment renforcer ces complémentarités et construire une vision partagée des priorités ?
Au niveau territorial, les collectivités et les initiatives pilotes illustrent ce qui fonctionne concrètement, ainsi que les blocages rencontrés. Trois enjeux émergent : développer une compréhension partagée des interdépendances locales ; clarifier la gouvernance multi-niveau ; croiser les données pour prioriser les actions.
L’objectif est de déterminer comment intégrer le concept « Une Seule Santé » (One Health) dans les missions essentielles de santé publique, et d’identifier les leviers et les freins pour rendre l’engagement collectif opérationnel à l’échelle des territoires.
Human, animal and environmental health: how can we act together?
“One Health” has moved beyond the conceptual stage. How can this multisectoral approach to public health be implemented in practice ? How can it be applied at the territorial (sub-national) level to protect populations while taking into account human and animal health, biodiversity, and the environment? This requires new forms of collaboration between national agencies and local stakeholders, breaking down traditional silos.
Within the framework of the Quadripartite (FAO, WHO, WOAH, UNEP) and following the One Health Summit in April 2026, this roundtable discussion will address the integration of the “One Health” approach into existing governance frameworks, from the national to the local and regional level. At the national level, the three agencies (Santé publique France, Anses, and the French Office for Biodiversity) share complementary expertise: multideterminant approaches, nature-based solutions, epidemiological and ecosystem surveillance, and health-environment interfaces. While links already exist, how can these complementary strengths be reinforced and how can a shared vision of priorities be developed?
At the territorial level, local and regional governments and pilot initiatives illustrate what works in practice, as well as the obstacles encountered. Three key challenges emerge: developing a shared understanding of local interdependencies; clarifying multilevel governance; and integrating data to prioritize actions.
The goal is to determine how to integrate the “One Health” concept into essential public health functions and to identify the drivers and barriers to making this collective commitment operational at the territorial level.
- 10H30 - 13H00Session
Situations sanitaires exceptionnelles : l’innovation est-elle toujours la solution ?
Session coordonnée par :
Valérie Henry, Direction des régions, Santé publique France
Caroline Alleaume, Direction alerte et crise, Santé publique France
Clémentine Dereumeaux, Direction Santé Environnement Travail, Santé publique France
Les situations sanitaires exceptionnelles, provoquées par des événements émergents ou inhabituels, représentent un risque pour la santé des populations et perturbent le système de santé en raison de leur nature, de leur ampleur ou de leur gravité. Elles peuvent être attendues comme les Jeux Olympiques de Paris 2024, ou imprévisibles, comme le cyclone Chido à Mayotte en décembre 2024.
Ces situations ont en commun de nécessiter réactivité, adaptation et précision dans les réponses portées par les différents acteurs.
Pour y parvenir, il est essentiel d’innover continuellement, de moderniser les outils de veille et de surveillance, comme l’exploitation des données mobiles lors des Jeux Olympiques ou l’utilisation de l’imagerie satellitaire pour une détection précoce permettant une action rapide. De nouveaux outils sont créés par des acteurs de la recherche, comment sont-ils déployés sur le territoire ? quelle appropriation possible pour les pouvoirs publics ? Quelle solution adopter lorsque l’événement perturbe également la capacité à utiliser ces technologies et que tout est mis à l’arrêt ?
Cette session vise à apporter des éléments de réponse à ces interrogations et abordera les différents enjeux y compris éthiques, liés à ces innovations.
Modérateurs
Pr Benoît Vallet
Caroline Alleaume, Santé publique France
Programme
- Introduction
Pr Benoît Vallet
- La téléphonie mobile au service de la santé publique, l’exemple des Jeux Olympiques de 2024
Dr Arnaud Tarantola, Santé publique France
- Des images satellites pour prédire des épidémies
Dr Claude Flamand, Institut Pasteur (Cambodge)
- Télédétection des feux de forêt : anticiper pour mieux protéger
Dr Raquel Rodriguez, Centre national d’études spatiales (Cnes) - Quand tous les dispositifs sont hors service comment fait-on ? L’exemple de Chido à Mayotte
Karima Maadi, Santé publique France
- Table ronde : Des innovations en appui à la décision publique ?
Dr Adeline Martin, Institut de médecine et physiologie spatiale
Dr Arnaud Tarantola, Santé publique France
Karima Maadi, Santé publique France
Dr Laurent Filleul, Santé publique France
Pr Johnny Douvinet, Université d’Avignon
- Conclusion
Pr Benoît Vallet
Exceptional public health situations: is innovation always the solution?
The Paris 2024 Olympic Games, or unpredictable events, such as Cyclone Chido in Mayotte in December 2024.
Such situations have in common is the need for responsiveness, adaptability, and precision in the responses provided by the various stakeholders.
To this end, continuous innovation and the modernization of monitoring and surveillance tools are essential—examples include leveraging mobile data during the Olympics or using satellite imagery for early detection to enable action. New tools are being developed by the research community; how are they deployed across the territory? How can public authorities adopt them? What solutions exist when an event disrupts the ability to use technology and brings everything to a standstill?
This session aims to provide answers and will address the various challenges—including ethical ones—associated with these innovations.
Moderators
Prof Benoît Vallet
Caroline Alleaume, Santé publique France
Program
- Introduction
Prof Benoît Vallet
- Mobile technology in the service of public health: the example of the 2024 Olympic Games
Dr Arnaud Tarantola, Santé publique France
- Using satellite imagery to predict epidemics
Dr Claude Flamand, Institut Pasteur (Cambodia)
- Remote sensing of forest fires: anticipating to better protect
Dr Raquel Rodriguez, CNES (National Centre for Space Studies) - How do we manage when all systems are in use? The example of Chido in Mayotte
Karima Maadi, Santé publique France
- Roundtable: Innovations supporting public decision-making?
Dr Adeline Martin, Institute for Space Medicine and Physiology
Dr Arnaud Tarantola, Santé publique France
Karima Maadi, Santé publique France
Dr Laurent Filleul, Santé publique France
Prof Johnny Douvinet, University of Avignon
- Conclusion
Prof Benoît Vallet
- Introduction
- 10H30 - 13H00Session
De l'emballage à la prévention : faire de l'étiquetage un levier de santé
Session coordonnée par :
Jennifer Davies, Pauline Ducrot et Guillemette Quatremère, Direction de prévention et promotion de la santé, Santé publique France
L’étiquetage des produits de consommation est un outil clé de santé publique, recommandé par de nombreuses instances internationales. Il concerne une large gamme de produits, poursuit des objectifs multiples et prend des formes variées : guider les choix des consommateurs vers des produits bons pour la santé et l’environnement, informer sur les risques, diminuer l’attractivité des produits nocifs pour la santé, ou encore améliorer l’offre faite aux consommateurs.
À quelles conditions et dans quels contextes l’étiquetage est-il efficace ? Quels sont les obstacles qui freinent son impact ?
Cette session fera le point sur les preuves scientifiques de l’efficacité de l’étiquetage sur les comportements en s’appuyant sur des études de cas concrets (Nutri-Score, messages d’avertissement sur les risques de l’alcool) en France et à l’étranger. Elle explorera aussi les freins à leur implémentation, tels que la résistance des industriels et des décideurs. Enfin, la session proposera des idées pour renforcer l’efficacité de l’étiquetage des produits de consommation.
Modérateurs
Alexandre Cobigo, Ligue contre le cancer
Guillemette Quatremère, Santé publique France
Programme
- Introduction
Viêt Nguyen-Thanh, Santé publique France - Informer le consommateur et moduler l’offre alimentaire : l’exemple des logos nutritionnels en France et à l’étranger
Chantal Julia, Inserm, Inrae
- Nutri-Score et logos environnementaux : quels défis de la coexistence des logos sur les emballages ?
Sophie Nicklaus, Inserm, Inrae
- Réduire l’attractivité des produits nocifs : quels sont les effets des messages d’avertissements sanitaires sur la perception et les comportements des consommateurs ?
Karine Gallopel-Morvan, EHESP
Louise Perche, EHESP
- Table ronde – Défis et leviers pour la mise en œuvre d’un étiquetage efficace pour la santé des consommateurs
Pauline Ducrot, Santé publique France
Pr Serge Hercberg, Université Paris 13
Dr Bernard Basset, président honorifique d’Addictions France
Catherine Paradis, OMS (bureau Europe) - Conclusion
Anne-Juliette Serry, Santé publique France
Product Labelling: Empowering Consumers – Opportunities and Challenges for public health
Consumer product labeling is a key public health tool recommended by numerous international bodies. It applies to a wide range of products, pursues multiple objectives, and takes various forms: guiding consumer choices toward products that are beneficial for health and the environment, providing information on risks, reducing the appeal of products harmful to health, and improving the range of products available to consumers.
Under what conditions and in what contexts is labeling effective? What obstacles hinder its impact?
This session will review the scientific evidence regarding the impact of labeling on behavior, drawing on concrete case studies (such as Nutri-Score and alcohol health warning labels) from France and abroad. It will also explore barriers to implementation, such as resistance from industry and policymakers. Finally, the session will propose ideas for enhancing the effectiveness of consumer product labeling.
Moderators
Alexandre Cobigo, Ligue contre le cancer (French League Against Cancer)
Guillemette Quatremère, Santé publique France (French Public Health Agency)
Program
- Introduction
Viêt Nguyen-Thanh, Santé publique France - Informing consumers and shaping the food supply: the example of nutritional logos in France and abroad
Chantal Julia, Inserm, Inrae
- Nutri-Score and environmental logos: what are the challenges of having multiple logos coexist on packaging?
Sophie Nicklaus, Inserm, Inrae
- Reducing the appeal of harmful products: what impact do health warning messages have on consumer perception and behavior?
Karine Gallopel-Morvan, EHESP
Louise Perche, EHESP
- Roundtable – Challenges and levers for implementing effective labeling and health warnings
Pauline Ducrot, Santé publique France
Prof Serge Hercberg, Université Paris 13
Dr Bernard Basset, Honorary President of Addictions France
Catherine Paradis, WHO (European Office) - Conclusion
Anne-Juliette Serry, Santé publique France
- Introduction
- 10H30 - 13H00Session
Santé mentale des parents : comprendre, observer, soutenir
Session coordonnée par :
Sofia De Rosso, Direction de la prévention et de la promotion de la santé, Santé publique France
Andrea Guajardo Villar et Florence de Maria, Direction des maladies non transmissibles et traumatiques, Santé publique France
La période périnatale, s’étendant de la grossesse jusqu’à la fin de la 1ère année de vie de l’enfant, représente une période de vulnérabilité psychique particulière pour les parents. Des difficultés psychologiques spécifiques comme le stress parental ou des difficultés à la construction du lien mère-enfant, peuvent émerger. Si elles perdurent, ces difficultés sont susceptibles d’affecter durablement la santé mentale des parents (dépression et/ou anxiété post-partum, etc.), leurs pratiques parentales, le développement de l’enfant ainsi que le bien-être familial global. Cependant, pendant la grossesse ou en post-partum, des interventions et des outils existent pour informer, repérer et prendre en charge ces éventuelles vulnérabilités ou difficultés psychologiques. Nous présenterons certains d’entre eux pendant cette session.
En s’appuyant sur des données nationales récentes et représentatives, cette session propose de débattre sur les enjeux actuels de la santé mentale périnatale, notamment le déploiement des outils/dispositifs existants pour mieux informer et repérer les vulnérabilités psychiques périnatales et améliorer leur prise en charge.
Modératrices
Dr Judith Van der Waerden, Iplesp (Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique)
Alexandra Doncarli et Sandie Sempé, Santé publique France
Programme
- Introduction
Thierry Cardoso, Santé publique France
- Théorie et données d’enquêtes autour du lien mère-enfant et du stress parental
Pr Romain Dugravier, Centre hospitalier Sainte-Anne
Rym El Rafei-Julia, Santé publique France
Linda Lasbeur, Santé publique France
Gaëlle Pedrono, Santé publique France
- Table ronde : Outils et dispositifs publics ou associatifs pour informer et soutenir les familles et les professionnels sur la santé mentale périnatale
Elise Marcende, Maman Blues
Dr Valérie de Foucault, PMI du Val-de-Marne
Pr Sarah Tebeka, Hôpital Louis Mourier
Camille Miclot, Cnam
Alix Monnot, Direction générale de l’offre de soins (DGOS)
Dr Nathalie Léone, Établissement public de Santé Barthélémy Durand - Conclusion
Michel Vernay, Santé publique France
Parents’ mental health: understanding, observing, supporting
The perinatal period—spanning from pregnancy through the child’s first year of life—is a time of particular psychological vulnerability for parents. Specific challenges, such as parental stress or difficulties in establishing the mother-child bond, may arise. If these issues persist, they can have long-lasting effects on parental mental health (e.g., postpartum depression and/or anxiety), parenting practices, child development, and overall family well-being. However, various interventions and tools are available during pregnancy and the postpartum period to provide information, identify potential vulnerabilities or psychological difficulties, and to facilitate appropriate care.
We will present some of these tools during this session. Drawing on recent, representative national data, this session aims to discuss current issues in perinatal mental health, particularly the implementation of existing tools and systems designed to improve awareness and detection of perinatal psychological vulnerabilities and enhance the care provided.
Moderators
Dr Judith Van der Waerden, IPLESP (Pierre Louis Institute of Epidemiology and Public Health)
Alexandra Doncarli and Sandie Sempé, Santé publique France
Program
- Introduction
Thierry Cardoso, Santé publique France - Theory and survey data regarding the mother-child bond and parental stress
Prof Romain Dugravier, Sainte-Anne Hospital Center
Rym El Rafei-Julia, Santé publique France
Linda Lasbeur, Santé publique France
Gaëlle Pedrono, Santé publique France - Roundtable: Public and non-profit tools and services for informing and supporting families and professionals regarding perinatal mental health
Elise Marcende, Maman Blues
Dr Valérie de Foucault, Val-de-Marne PMI (Maternal and Child Protection Service)
Prof Sarah Tebeka, Louis Mourier Hospital
Camille Miclot, Cnam (National Health Insurance Fund)
Alix Monnot, DGOS (General Directorate for Healthcare Provision)
Dr Nathalie Léone, EPS Barthélémy Durand - Conclusion
Michel Vernay, Santé publique France
- Introduction
- 10H30 - 13H00Session
De l’idée à l’action : quand la société devient actrice de la santé environnementale
Session coordonnée par :
Clémentine Dereumeaux et Emmanuelle Szego, Direction Santé Environnement Travail, Santé publique France
Pour répondre aux défis sanitaires liés à l’environnement, des institutions publiques – dont Santé publique France – sont engagées dans une démarche d’ouverture et de dialogue avec la société. Cette session explore comment l’implication de tous les acteurs (citoyens, associations, chercheurs, collectivités) permet de repenser les actions en santé environnementale. Des experts présenteront des exemples concrets où la co-construction avec la société a permis de repenser les besoins de recherche, les actions pour un urbanisme favorable à la santé ou encore la prévention des risques liés aux canicules ou à la chlordécone. Ces retours d’expérience illustreront les méthodes utilisées et les résultats obtenus grâce aux collaborations entre acteurs concernés.
Une table ronde viendra clore la session en abordant les leviers et les obstacles des méthodes de co-construction : Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les dépasser ? Quels facteurs contribuent à leur réussite ? Comment mieux prendre en compte et intégrer les savoirs co-construits ? Comment évaluer leur effet ?
Destinée aux décideurs, chercheurs et acteurs de terrain, cette session vise à inspirer et outiller les participants pour généraliser les approches de co-construction en santé environnementale.
Modérateurs
Mathieu Baudrin, Anses
Eric Vindimian, Santé publique France
Programme
- Introduction par les modérateurs
- Co-construire les savoirs avec la société : faire émerger de nouvelles questions de recherche avec les chercheurs et les associations
Raphaëlle Duclos, Anses
Mathilde Detcheverry, Avicenn (Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanosciences et nanotechnologies)
- Urbanisme et santé : exemples de co-construction citoyennes avec les collectivités locales
Arianne Rozo, Ademe
Clément Pecqueux, OECP (Observatoire écocitoyen de connaissance des pollutions)
- Chaleurs et santé : comment sensibiliser les acteurs de l’aménagement du territoire aux enjeux des canicules ?
Sophie Moreau, CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment)
Arnaud Mathieu, Santé publique France
- Chlordécone aux Antilles : co-construire des messages de prévention avec les citoyens
Céline Gentil-Sergent, Santé publique France
Olivier Jean-Marie, InnoMa (cabinet de consulting en participation citoyenne)
- Table ronde : Co-construction en santé environnement : forces, faiblesses et pistes d’amélioration
Intervenants de la session - Conclusion par les modérateurs
From idea to action: co-developing environmental health policies with the general public
To address environmental health challenges, public institutions—including Santé publique France—are committed to a process of openness and dialogue with society. This session explores how the involvement of all stakeholders (citizens, associations, researchers, and local authorities) enables a rethinking of environmental health initiatives. Experts will present concrete examples where co-construction with society has led to a re-evaluation of research needs, health-promoting urban planning strategies, and risk prevention measures regarding heatwaves or chlordecone exposure. These case studies will illustrate the methods employed and the results achieved through collaboration among the relevant stakeholders.
A roundtable discussion will conclude the session, debating the drivers and barriers associated with these co-construction methods: What difficulties arise, and how can they be overcome? What factors contribute to the success of these methods? How can co-constructed knowledge be better integrated? How can its impact be evaluated?
Aimed at decision-makers, researchers, and practitioners, this session seeks to inspire and equip participants to scale up co-construction approaches in the field of environmental health.
Moderators
Mathieu Baudrin, Anses
Eric Vindimian, Santé publique France
Program
- Introduction by the moderators
- Co-constructing knowledge with society: identifying new research questions together with researchers and associations
Raphaëlle Duclos, Anses
Mathilde Detcheverry, Avicenn (Association for civic monitoring and information on nanoscience and nanotechnology issues)
- Urban planning and health: examples of citizen co-construction with local authorities
Arianne Rozo, Ademe
Clément Pecqueux, OECP (Eco-citizen Observatory for Pollution Knowledge)
- Heat and health: how to raise awareness among urban planners and land-use stakeholders about the challenges of heatwaves?
Sophie Moreau, CSTB
Arnaud Mathieu, Santé publique France
- Chlordecone in the French West Indies: co-constructing prevention messages with citizens
Céline Gentil-Sergent, Santé publique France
Olivier Jean-Marie, InnoMa
- Roundtable: Co-construction in environmental health – strengths, weaknesses, and areas for improvement
Session speakers - Conclusion by the moderators
- Introduction par les modérateurs
- 13H00 - 14H30Déjeuner libre & café gourmand à partir de 14h00
Déjeuner libre & café gourmand à partir de 14h00
- 14H30 - 17H00Session
L’épidémiologie au plus près de toutes les populations
Session coordonnée par :
Alexandra Mailles et Ghaya Ben Hmidene, Direction des maladies infectieuses, Santé publique France
Valérie Henry, Direction des régions, Santé publique France
La santé publique repose majoritairement sur des systèmes de surveillance, des protocoles d’investigation et des actions de prévention dont les prérequis en France sont l’accès aux droits et aux soins pour tous. Certaines populations échappent à ces dispositifs, pour des raisons de moyens techniques, de littératie/compréhension ou parce que leur mode de vie n’est pas compatible avec certaines surveillances (par exemple pour des enquêtes téléphoniques). Des stratégies sont mises en place et permettent d’atteindre ces populations, comme lors d’une épidémie de choléra ou pendant la pénurie d’eau à Mayotte, de l’épidémie du virus de l’hépatite A à Nantes, de l’épidémie de Mpox en France, ou encore pour encourager la vaccination et le dépistage organisé des cancers dans certains quartiers de Marseille. L’objectif est de mutualiser ces expériences et de faire un panorama des options disponibles dans différentes situations, de leurs avantages et de leurs limites.
Modérateurs
Alexandra Mailles, Santé publique France
Valérie Henry, Santé publique France
Programme
- Introduction
Luc Ginot, médecin de santé publique
- Prévention des contaminations dans une population exposée par des comportements spécifiques, l’exemple du Mpox
Sylvain Guillet, Association Enipse
Annie Velter, Santé publique France
- La surveillance à base communautaire à Mayotte
Duplexe Dammayao, Association Horizon
Karima Maadi, Santé publique France
- Gestion d’une épidémie d’hépatite A à Nantes, en lien avec la grande précarité
Dr Julie Coutherut, Centre hospitalier universitaire de Nantes
Pascaline Loury, Santé publique France
- Programme de médiation 13 en santé
Yazid Attalah, Association SEPT
Olivier Reihles, Agence régionale de santé PACA
- Conclusion
Luc Ginot, médecin de santé publique
Epidemiology adapted to all populations
Public health relies primarily on surveillance systems, investigation protocols, and prevention measures—all of which depend, in the French context, on universal access to rights and healthcare. However, certain populations fall outside the scope of these mechanisms due to technical constraints, issues regarding health literacy or understanding, or lifestyles incompatible with specific monitoring methods (such as phone surveys). Strategies have been implemented to reach these groups—for instance, in Mayotte during a cholera outbreak or water shortage, in Nantes during a Hepatitis A (HAV) outbreak, during the Mpox epidemic, and in efforts to promote vaccination and organized cancer screening in specific neighborhoods of Marseille. The aim is to pool these experiences and provide an overview of the options available for various situations, along with their respective advantages and limitations.
Moderators
Alexandra Mailles, Santé publique France
Valérie Henry, Santé publique France
Program
- Introduction
Luc Ginot, Public Health Physician
- Preventing transmission among populations exposed through specific behaviors: the example of Mpox
Sylvain Guillet, Enipse Association
Annie Velter, Santé publique France
- Community-based surveillance in Mayotte
Duplexe Dammayao, Horizon Association
Karima Maadi, Santé publique France
- Managing a hepatitis A outbreak in Nantes, linked to extreme poverty
Dr Julie Coutherut, Nantes University Hospital
Pascaline Loury, Santé publique France
- « Médiation 13 en santé » program
Yazid Attalah, SEPT Association
Olivier Reihles, PACA Regional Health Agency (ARS)
- Conclusion
Luc Ginot, Public Health Physician
- Introduction
- 14H30 - 17H00Session
Le défi du numérique en santé mentale

Session proposée avec une traduction simultanée français/anglais
Simultaneous translation provided
Session coordonnée par :
Dagmar Soleymani, Direction de prévention et promotion de la santé, Santé publique FranceEn prévention et promotion de la santé mentale, les interventions numériques influencent les pratiques. Cette session en étudie les effets sur la population – jeunes et adultes. Elle discute les questions éthiques et les méthodes d’évaluation.
L’objectif est d’identifier une innovation numérique au service de la santé publique et d’intégrer les besoins spécifiques en santé mentale.
Une approche indispensable pour ancrer ces technologies dans une démarche à la fois « evidence based » (fondée sur des preuves scientifiques) et centrée sur l’humain.
Modérateur
Éric Dagiral, Cerlis, Université Paris Cité
Programme
- Introduction – Dispositif de marketing social en santé mentale de Santé publique France
- Enseignements de la conception et de l’évaluation du site santementale-info-service.fr (Santé publique France)
Ingrid Gillaizeau, Santé publique France
Première partie – Identifier et analyser des interventions numériques issues d’Études comparatives européennes (benchmarks européens)
- Les interventions numériques en faveur de la santé mentale : enseignements de la JA Mentor (Joint Action Mental Health Together, WP6)
Ösp Árnadóttir, Landlaeknir – Direction de la santé (Islande)
- Improva – Plateforme numérique de santé mentale : retour sur un essai randomisé contrôlé
Faith Thompson, Trimbos – Institut Trimbos pour la santé mentale, (Pays-Bas)
Camille Davisse-Paturet, Inserm
Seconde partie – État des connaissances sur les effets des outils conversationnels de type intelligence artificielle en santé mentale : entre promesse et vigilance
- Pensées suicidaires : agents conversationnels et risque associé aux requêtes sur le suicide – Étude comparative de trois outils conversationnels
Ryan K McBain, Harvard University (Etats-Unis)
- Revue systématique des modèles de langage large en santé mentale
Zhijun Guo, Institute of Health Informatics / University College London, (Grande-Bretagne)
- Conclusion – Comment agir sur les déterminants numériques de la santé mentale et du bien-être des jeunes
Dr Ledia Lazeri, OMS région Europe, Copenhague
The Challenge of Digital Technology in Mental Health
In the fields of mental health prevention and promotion, digital interventions are shaping practices. This session examines their impact on the population—both young people and adults—and discusses ethical issues and evaluation methods.
The goal is to identify a digital innovation that serves public health while incorporating specific mental health needs.
This approach is essential for grounding these technologies in a framework that is both evidence-based and human-centered.
Moderator
Éric Dagiral, sociologist, Cerlis (Université Paris Cité, France)
Program
- Introduction – Social marketing tool for mental health (Santé publique France)
- Lessons learned from design and evaluation of the digital platform santementale-info-service.fr
Ingrid Gillaizeau, Santé publique France
First part – Identify and analyse digital interventions based on European benchmarks
- Innovative digital solutions for improving mental health across Europe (Joint Action Mental Health Together, WP6)
Ösp Árnadóttir, Landlaeknir – Health Department (Iceland)
- Improva – an European eHealth intervention platform: latest news about the randomized controlled trial (RCT)
Faith Thompson, Trimbos – Institute of Mental Health (Netherlands)
Camille Davisse-Paturet, Inserm
Second part – Current knowledge on the impact of artificial intelligence-based conversational tools in mental health: between promise and caution
- Evaluation of alignment between large language models and expert clinicians in suicide risk assessment
Ryan K McBain, Harvard University (USA)
- Large language models for mental health applications: systematic review
Zhijun Guo, Institute of Health Informatics (University College London, UK)
- Conclusion – Addressing the digital determinants of youth mental health and well-being: policy brief
Dr Ledia Lazeri, WHO Regional Office for Europe, Copenhagen
- Introduction – Dispositif de marketing social en santé mentale de Santé publique France
- 14H30 - 17H00Session
L’épidémiologie en eaux troubles
Session coordonnée par :
Alexandra Mailles et Ghaya Ben Hmidene, Direction des maladies infectieuses, Santé publique France
La surveillance des virus dans les eaux usées est une méthode récente qui permet de suivre la circulation de certaines maladies infectieuses au sein de la population. Encore en développement, cette approche présente des défis techniques qui varient selon les virus et doit être combinée avec d’autres outils de surveillance pour être pleinement efficace. À l’avenir, elle pourrait également contribuer à la lutte contre l’antibiorésistance, un enjeu majeur de santé publique soutenu par une directive européenne.
Cette session présentera le déploiement de cette surveillance en France, ses avancées récentes, ainsi que les perspectives et défis à venir, illustrés par des exemples concrets.
Modérateurs
Dr Sophie Lardy-Fontan, Anses
Dr Bruno Coignard, Santé publique France
Programme
- Introduction par les modérateurs
- Surveillance des eaux usées, du concept à la directive européenne
Dr Damien Mouly, Santé publique France
Dr Benoît Gassilloud, Anses
- Antibiorésistance et Résidus d’antibiotiques dans l’eau
Pr Didier Hocquet, CHU Jean Minjoz
- Surveillance des eaux usées et élimination de la poliomyélite
Pr Maël Bessaud, Institut Pasteur
- Eaux usées et grippe zoonotique
Dr Sibylle Bernard-Stoecklin, Santé publique France
Pr Sebastien Soubies, Inrae et École nationale vétérinaire
- Table ronde
Ensemble des orateurs et Dr Walid Mokni, Centre de crise sanitaire à la direction générale de la Santé
Epidemiology in troubled water
Wastewater-based virus surveillance is a recent method for tracking the spread of certain infectious diseases within the population. Still under development, this approach presents technical challenges that vary depending on the virus and requires integration with other surveillance tools to be fully effective. In the future, it could also contribute to the fight against antimicrobial resistance—a major public health issue addressed by a European directive.
This session will present the implementation of this surveillance in France, recent progress, and future prospects and challenges, illustrated by concrete examples.
Moderators
Dr Sophie Lardy-Fontan, Anses
Dr Bruno Coignard, Santé publique France
Program
- Introduction by the moderators
- Wastewater surveillance: from concept to European directive
Dr Damien Mouly, Santé publique France
Dr Benoît Gassilloud, Anses
- Antimicrobial resistance and antibiotic residues in water
Prof Didier Hocquet, Jean Minjoz University Hospital
- Wastewater surveillance and polio eradication
Prof Maël Bessaud, Institut Pasteur
- Wastewater and zoonotic influenza
Dr Sibylle Bernard-Stoecklin, Santé publique France
Prof Sebastien Soubies, INRAE and National Veterinary School
- Roundtable
All speakers and Dr Walid Mokni, Health Crisis Center at the Directorate General for Health
- Introduction par les modérateurs
- 14H30 - 17H00Session
Quinze ans de biosurveillance, et demain ?
Session coordonnée par :
Clémentine Dereumeaux et Emmanuelle Szego, Direction Santé Environnement Travail, Santé publique France
Depuis 2010, Santé publique France pilote le Programme national de biosurveillance humaine (PNBS). Son objectif ? Mesurer l’exposition de la population à divers polluants (métaux lourds, pesticides, etc.) en analysant des échantillons comme le sang, les urines ou les cheveux. Cela permet de mieux comprendre d’où viennent ces expositions et d’agir pour réduire leurs effets sur la santé.
Cette session dresse le bilan de quinze ans de progrès dans ce domaine et explore les enjeux de demain. Après un état des lieux des connaissances produites, des experts (administration, association, recherche et agence internationale) partageront des applications concrètes et les défis persistant pour la biosurveillance. Ils aborderont les réponses apportées aux citoyens sur leur exposition, les innovations en matière de dosages biologiques, ou encore la participation aux études. Le croisement des regards permettra de questionner l’avenir de la biosurveillance.
Une table ronde viendra clore la session pour aller plus loin : Comment mesurer les expositions à des cocktails de polluants chimiques ? Peut-on rendre ces études plus rapides et moins coûteuses ? Quelles sont les innovations possibles ?
Destinée aux décideurs, chercheurs et acteurs de terrain, cette session vise à dessiner une biosurveillance plus rapide et opérationnelle, capable d’anticiper les enjeux sanitaires de demain.
Modérateurs
Jean-Ulrich Mullot, Direction centrale du Service de santé des armées
Sébastien Denys, Santé publique France
Programme
- Introduction par les modérateurs
- Quinze ans du Programme national de biosurveillance : quels impacts sur la prévention et les politiques publiques ?
Clémence Fillol, Santé publique France
- Pesticides : comment les études d’imprégnation peuvent-elles répondre aux préoccupations locales ?
Frédérique Chemin, ARS Nouvelle-Aquitaine
Dr Pierre-Michel Perinaud, Association « Alerte des médecins sur les pesticides »
- Les laboratoires au cœur des innovations pour une biosurveillance plus fine et plus rapide
Pr Arthur David, France Exposome
- Vingt ans de biosurveillance à Santé Canada : leçons apprises, défis actuels et perspectives d’avenir
Annie St-Amand, Santé Canada
- Table ronde : La biosurveillance de demain : comment construire une biosurveillance plus agile, participative et opérationnelle ?
Intervenants de la session et Adeline Croyère, Direction générale de la santé - Conclusion par les modérateurs
15 Years of Biomonitoring: What’s Next?
Since 2010, Santé publique France has led the national human biomonitoring program (PNBS). Its goal? To measure the population’s exposure to various pollutants (heavy metals, pesticides, etc.) by analyzing samples such as blood, urine, or hair. This helps better understand the sources of these exposures and take action to reduce their impact on health.
This session reviews 15 years of progress in the field and explores future challenges. After an overview of the knowledge gained, experts from government bodies, associations, research institutions, and international agencies will share concrete applications and discuss the challenges that remain for biomonitoring. Topics will include how citizens are informed about their exposure, innovations in biological analysis methods, and study participation. Bringing together these diverse perspectives will allow for a discussion on the future of biomonitoring.
A roundtable discussion will conclude the session by delving deeper into key questions: How can we measure exposure to « cocktails » of chemical pollutants? Can these studies be made faster and less costly? What innovations are possible for the future?
Aimed at policymakers, researchers, and practitioners, this session seeks to shape a faster, more operational approach to biomonitoring—one capable of anticipating future health challenges.
Moderators
Jean-Ulrich Mullot, Central Directorate of the French Armed Forces Health Service
Sébastien Denys, Santé publique France
Program
- Introduction by the moderators
- 15 years of the national biomonitoring program: what impact on prevention and public policy?
Clémence Fillol, Santé publique France
- Pesticides: how can exposure studies address local concerns?
Frédérique Chemin, ARS Nouvelle-Aquitaine
Dr Pierre-Michel Perinaud, « Alerte des médecins sur les pesticides » (Doctors’ Alert on Pesticides) Association
- Laboratories at the heart of innovation for more precise and rapid biomonitoring
Prof Arthur David, France Exposome
- 20 years of biomonitoring at Health Canada: lessons learned, current challenges, and future outlook
Annie St-Amand, Health Canada
- Roundtable: Biomonitoring of the future-how can we build a more agile, participatory, and operational biomonitoring system?
Session speakers and Adeline Croyère, Directorate General for Health - Conclusion by the moderators
- Introduction par les modérateurs
- À partir de 17H00Cocktail et remise des prix du « Odissé Dataviz Challenge : par Santé publique France », avec exposition des meilleures Dataviz
Cocktail et remise des prix du Datathon
